Étude de cas · Salle de contrôle temporaire

Lourdes 2026.
Douze entités, une seule image.

Pour la visite du pape Léon XIV, les 26 et 27 septembre 2026, la préfecture des Hautes-Pyrénées a réuni ses services dans une salle de contrôle montée pour l'occasion. Nous en avons conçu et monté les murs d'images, puis nous les avons pilotés jour et nuit. Voici tout ce que nous avons déployé, et ce que nous en retenons.

  • Murs montés en 2 jours
  • Tout en HDMI
  • Aucun réseau partagé
  • En service 24 h/24
18 ordinateursaffichés, pour 8 demandés
12 entitésenviron, devant la même image
20 m²de murs d'images, et plus, à eux deux
24 h/24plus de 48 heures de service

L'événement

Un week-end hors norme.

Le pape est le chef de l'Église catholique, et c'est aussi un chef d'État. Léon XIV est seulement le troisième pape à venir à Lourdes. Un tel déplacement mobilise les services de sécurité et de secours de tout un État.

200 000personnes environ, sur le week-end
3 000policiers et gendarmes
700secouristes mobilisés
475personnes prises en charge

370 sapeurs-pompiers, 280 secouristes de la Croix-Rouge et de l'Ordre de Malte, 50 soignants du SAMU. Sources, ouvertes dans un nouvel onglet : le bilan des secours (France 3 Occitanie) et le dispositif de sécurité (France 3 Occitanie).

La préfecture le résume en une phrase : la visite « s'est déroulée dans de bonnes conditions et sans incident majeur ». Derrière un tel dispositif, il fallait une salle où les services se voient, se parlent et décident ensemble. Une centaine de personnes, en salles, ont suivi les murs d'images tout au long de ces 48 heures.

Les photos n'en montrent qu'une partie. La salle était très grande, et derrière les panneaux travaillaient de nombreux autres services.

  • Préfecture
  • Sécurité civile
  • SAMU
  • Sapeurs-pompiers
  • Police nationale
  • Gendarmerie
  • RAID
  • GIGN
  • Sécurité intérieure
  • Police municipale
  • Armée
  • Caméras du sanctuaire
  • et d'autres services

Le récit

Trois semaines, deux murs, un week-end.

Voici l'opération telle que nous l'avons vécue, du premier plan au dernier câble replié.

  1. Début septembre

    La disposition est arrêtée

    Tout commence par un plan. Les autorités valident la disposition des murs : chaque entité aura sa zone, à une place convenue. Nous l'écrivons telle quelle dans le logiciel.

    À partir de là, plus question d'improviser. Ce qui sera affiché le jour venu est décidé, zone par zone, près de trois semaines à l'avance.

  2. Les deux semaines suivantes

    Des jours et des nuits d'essais

    Le poste de test tourne sans relâche. Des jours entiers, et des nuits. Douze ordinateurs affichés à la fois, des changements de scénario en série, des sources qu'on débranche et qu'on rebranche.

    Les essais font sortir des défauts. Nous les corrigeons un par un. 178 modifications plus tard, la version est figée : le logiciel ne changera plus.

  3. Le montage

    Deux jours, à trois

    Une grande halle, une scène, et tout à construire. Les structures arrivent sur roulettes : 3,80 mètres de haut, environ 125 kilos de structure, et une centaine de kilos d'écrans à y accrocher. Dix-huit téléviseurs à aligner au millimètre.

    En théorie, il fallait quatre jours. Deux jours après notre arrivée, tout est câblé, aligné, et piloté au doigt.

  4. Vendredi 25 septembre

    La veille

    Retour sur place. Nous vérifions la chaîne complète en conditions réelles : un poste, le réseau de la salle, le partage d'écran, l'image sur le mur. Les secours sont là, prêts.

    Demain matin, la salle ouvre.

  5. Samedi 26 septembre

    La salle ouvre

    Une centaine de personnes prennent place. La préfecture, la Sécurité civile, le SAMU, les sapeurs-pompiers, la police, la gendarmerie, l'armée. Des femmes et des hommes graves, concentrés, engagés.

    On nous avait demandé 8 captures, c'est-à-dire 8 ordinateurs à afficher sur les murs. Il en faut davantage : chaque service qui voit le mur veut y apporter son image. Nous finirons à 18.

    À 19 h 05, l'avion du pape se pose à l'aéroport de Tarbes-Lourdes-Pyrénées. À 19 h 40, il prie à la grotte de Massabielle. Sur le mur, le premier compte à rebours vient d'arriver à zéro.

  6. Dimanche 27 septembre

    Le grand jour

    À 9 heures, la rencontre avec les évêques. À 11 heures, la messe sur la Prairie du sanctuaire. L'après-midi, les rencontres avec les malades et les religieuses. À 21 heures, la procession aux flambeaux. Sur le week-end, environ 200 000 personnes sont venues.

    En salle, le travail ne s'arrête pas. Un câble débranché ici, une fenêtre à replacer là, un écran à étendre pour ne montrer que ce qui doit l'être. Nous courons d'un poste à l'autre. Il faut de la patience, et il en faut beaucoup.

    Nous sommes deux, en relais. Quand l'un dort, l'autre veille sur les murs.

  7. Nuit du 27 au 28

    Le compte à rebours

    Depuis l'ouverture, une zone du mur affiche un compte à rebours avant chaque étape du programme. Cette nuit, elle annonce la dernière. Trois lignes : « Départ du pape », un décompte en grands chiffres rouges, et l'heure cible. 7 h 40.

    À 4 h 51, il reste 2 heures, 48 minutes et 50 secondes. Toutes les trente minutes, nous relevons l'état de la machine. Aucun plantage.

  8. Lundi 28 septembre, au matin

    Le départ

    Le convoi s'ébranle. Nous avons les yeux rivés sur les murs. Les images se relaient : les caméras du sanctuaire, la police municipale, la Police nationale, la Gendarmerie. Un colonel de gendarmerie, tel un chef d'orchestre, nous guide pour réunir les images des services sur le même plan.

    Les décideurs sont regroupés. Un doigt pointe un détail. On discute, on tranche. Le convoi atteint l'aéroport.

    Opération terminée. Le pape a quitté Lourdes.

  9. Lundi 28 septembre

    Le démontage

    Le démontage commence le jour même. Tout au long du week-end, nous avons distribué nos porte-clés brodés « Lourdes 2026 » à celles et ceux qui l'ont vécu à nos côtés. Même la préfète a eu le sien. Un tel moment se vit ensemble.

    C'est l'événement le plus marquant de notre parcours. On ne participe pas tous les jours à la protection d'un pape.

Ce que nous avons déployé

De la table de chaque service aux murs de 20 m².

Deux murs de 9 écrans

Plus de 20 m² d'affichage à eux deux, près de 9 mètres de large, découpés en zones par entité. Des téléviseurs de 65 pouces reliés en HDMI, sans aucune connexion réseau.

Un seul ordinateur, deux murs

Un ordinateur pilotait l'écran de pilotage et les deux murs, chacun en très haute définition (4K). Il n'avait aucun accès à Internet. À côté de lui, un serveur de secours prêt à prendre le relais.

Trois salles satellites

Pilotées du bout du doigt. Chacune réunissait jusqu'à 8 sources sur son écran avec notre multiprise HDMI.

Des écrans de recopie

Cinq à sept écrans de 65 pouces reprenaient l'image des murs. Dans une salle aussi vaste, tout le monde n'est pas face aux murs.

Trois écrans tactiles Elo

Deux pour nous, au pilotage des murs. Le troisième à la table de régie, tourné vers la salle, à la disposition des services pour modifier eux-mêmes l'affichage.

Un compte à rebours sur le mur

Étape après étape, une zone du mur a affiché le temps restant avant chaque échéance du programme : l'arrivée, la messe, la procession, le départ. En très grands chiffres rouges.

Des secours pour chaque maillon

Un serveur de secours pour le pilotage, la télévision captée par antenne si le flux en ligne tombait, QuickShare installé dans la salle, qui se passe d'Internet. Tout était prêt.

Une valise tactique

Le réseau propre à la salle et un écran de pilotage, réunis dans une valise.

Une équipe sur place

Conception, montage, pilotage, démontage. Trois personnes au montage, puis deux en salle pendant toute l'opération.

La chaîne complète, du poste au mur

  1. Les postes des services18 ordinateurs, une douzaine d'entités
  2. Un câble HDMI par posteaucun réseau partagé
  3. Les boîtiers de capture4 entrées HDMI chacun
  4. L'ordinateur de pilotageCollectivView, écrans tactiles
  5. HDMI sur câble réseaujusqu'à 50 mètres
  6. Le contrôleur de mur1 image répartie sur 9 écrans
  7. Les murs d'images2 murs, 18 écrans

Deux mots reviennent souvent dans cette page. Capturer un ordinateur, c'est récupérer l'image de son écran par son câble HDMI, sans toucher à son réseau. Un scénario, c'est une disposition du mur enregistrée, qu'on rappelle d'un geste.

Le besoin réel

On nous avait demandé 8 captures. Nous en avons fait 18.

C'est la leçon la plus simple, et la plus utile. Chaque service qui voit le mur veut y apporter son image. Entre la demande et la fin de l'opération, le besoin a plus que doublé : 18 ordinateurs affichés, pour une douzaine d'entités.

  • Ajouter une source, c'est un câble HDMI de plus
  • Une même source peut alimenter plusieurs zones
  • Aucun réseau à ouvrir entre les services
Parlons de votre salle

8 → 18

captures demandées, captures en service

Vidéo 1 · Le montage

Deux jours de montage, au lieu de quatre.

Deux jours après notre arrivée, tout était câblé, aligné et piloté au doigt. En théorie, il fallait quatre jours. Nous étions trois. La visite du chantier, câble par câble.

  • La valise tactique et le réseau propre à la salle
  • Le signal HDMI porté sur câble réseau jusqu'aux murs
  • Les îlots des services, face aux murs
  • Les écrans, la structure, le contrôleur

Vidéo 2 · Les murs

Un mur de 3,80 m de haut, sur roulettes.

Deux supports de 9 écrans, posés sur la scène. Des montants en aluminium, des roulettes avec freins, et un réglage au millimètre pour aligner les écrans. Kimex fournit les supports, nous animons les murs.

  • Kimex, marque française installée à Bordeaux
  • Environ 125 kg de structure, et une centaine de kilos d'écrans
  • Des téléviseurs de 65 pouces du commerce

Vidéo 3 · Le contrôleur

Un ordinateur sur 9 écrans, un seul câble.

Un mur de 9 écrans, et un seul câble HDMI qui arrive. Le contrôleur de mur vidéo répartit l'image. Nous l'avons réglé en 3 × 3, en direct. Ensuite, c'est le logiciel qui découpe cette image en zones, en fenêtres, en sources.

  • Une entrée, jusqu'à 16 sorties
  • Un boîtier de 150 à 200 € selon le vendeur
  • Un matériel que nous connaissons, et qui se remplace en quelques minutes

Vidéo 4 · Les salles satellites

8 ordinateurs sur un écran, pilotés du bout du doigt.

Autour de la salle principale, trois salles satellites, toutes équipées de notre multiprise HDMI. Celle que montre la vidéo était destinée à la Police nationale : jusqu'à 8 ordinateurs sur un seul écran, et un écran tactile pour choisir ce qu'on regarde.

  • Un appui sur un poste : il passe en grand
  • De la source seule à la mosaïque de 8
  • On débranche, on rebranche : l'image revient toute seule
  • Uniquement des câbles HDMI, aucune compétence technique requise
Découvrir la multiprise HDMI

La préparation

On teste longtemps, puis on fige.

Un événement de cette ampleur ne pardonne pas l'improvisation. Pendant plus de deux semaines, nous avons préparé le dispositif, puis nous l'avons fait tourner sur le poste de test. Des jours entiers, et des nuits.

16 joursde préparation, dont 13 d'essais sur le poste de test
178modifications testées avant de figer la version
1 614tests dans la vérification automatique
140sources contrôlées une par une
  1. J-20

    Le plan du mur a été écrit

    Il reproduisait la disposition validée par les autorités : une zone par entité, à la place convenue.

  2. J-17

    12 ordinateurs affichés à la fois

    Premiers essais sur le poste de test : douze captures simultanées, en très haute définition.

  3. J-14

    1 614 tests, 140 sources

    Une vérification automatique complète, et chaque source de chaque scénario contrôlée. 28 sources qui ne répondaient plus ont été remplacées.

  4. J-7

    Un défaut de fluidité corrigé

    La fluidité baissait après plusieurs changements de scénario. Le défaut a été trouvé, mesuré, corrigé.

  5. J-4

    24 heures d'endurance, version figée

    Deux murs, neuf zones de capture par mur, des changements de scénario en série, pendant 24 heures. Aucune dérive. La version du logiciel n'a plus changé ensuite.

  6. J-1

    QuickShare validé en salle

    Un poste sur le réseau de la salle, un lien, le partage d'écran, l'image sur le mur. En conditions réelles.

  7. 26 au 28

    Du samedi au lundi, aucun plantage

    Un relevé toutes les trente minutes, du samedi en fin d'après-midi jusqu'au lundi. Aucun plantage, et de la marge sur la carte graphique comme sur la mémoire.

Dix défauts révélés par les essais, tous corrigés avant l'ouverture

Nous préférons les montrer. CollectivView est notre logiciel le plus récent, et la salle de Lourdes lui demandait beaucoup : deux murs, dix-huit captures, des scénarios qui s'enchaînent pendant deux jours. Ces corrections profitent désormais à toutes nos salles.

  • Des captures tombaient une à une après plusieurs changements de scénario. Avant : 11 échecs sur 25. Après : aucun.
  • La fluidité chutait après trois ou quatre changements de scénario.
  • Le son se superposait d'un scénario à l'autre.
  • L'écran de pilotage était le dernier à s'afficher : il lui fallait de 18 à 23 secondes, contre 9 à 13 après correction.
  • Rebrancher une carte de capture pouvait faire disparaître toutes les images.
  • La très haute définition était perdue sur les cartes de capture.
  • Agrandir une zone encore sans image figeait toutes les autres.
  • L'écran de pilotage n'affichait pas ce que montrait le mur.
  • Des boutons masqués réapparaissaient.
  • 28 sources sur 140 ne répondaient plus dans les scénarios. Toutes ont été remplacées.

Plusieurs de ces défauts n'apparaissent qu'après des heures de fonctionnement. Une démonstration de dix minutes ne les aurait pas montrés.

Résilience

Un secours derrière chaque maillon.

La résilience au maximum : c'est notre devise. Dans une salle de crise, on ne se demande pas si quelque chose va lâcher, on se demande quoi faire quand cela arrive. Pour chaque maillon qui pouvait tomber, nous avions un secours sur place, branché et essayé.

Si l'ordinateur de pilotage tombe

Un serveur de secours était installé à côté de lui, prêt à prendre le relais et à reprendre l'affichage des murs.

Si la télévision en ligne tombe

Une antenne UHF, une carte tuner à deux entrées et une clé TNT : de quoi capter les chaînes par l'antenne, comme à la maison, sans dépendre d'Internet.

Si un invité arrive à la dernière minute

Il rejoint le réseau de la salle, en Wi-Fi ou par notre câble, ouvre un lien, clique : son écran est sur le mur. Rien à installer.

Si Internet tombe

L'ordinateur qui pilotait les murs n'avait de toute façon aucun accès à Internet : les murs n'en dépendaient pas. QuickShare non plus : il tournait sur notre serveur, dans la salle.

Aucun de ces secours n'a eu à servir. Tous auraient pu. C'est pour cela qu'ils étaient là.

Résilience

Au pire du pire, nous avions toujours une solution.

Tous les postes ne peuvent pas tirer un câble HDMI jusqu'à nous. Pour eux, nous avions installé QuickShare dans la salle, sur notre serveur, derrière notre routeur. Il servait à deux choses. Permettre à un invité de montrer son écran sur le mur sans rien installer. Et continuer à le faire même si l'accès Internet de la salle venait à tomber : le serveur de la salle n'en a pas besoin.

Tout était prêt et validé la veille de l'ouverture. Le réseau du site a très bien fonctionné tout le week-end : ce secours n'a pas eu à servir.

À chaque difficulté, la solution suivante

  1. L'invité rejoint le Wi-Fi de la salleIl ouvre un lien, il clique, son écran est sur le mur.
  2. Il n'arrive pas à se connecter ?Nous lui tendons un câble réseau, relié à notre routeur.
  3. Internet tombe ?Rien ne change. Le serveur de la salle n'en a pas besoin.
  4. Le réseau de la salle tombe ?Nous repassons sur la version hébergée en France, par un accès Internet de secours. Pour l'invité, c'est le même geste et le même écran.
  5. Qui décide ?L'équipe. Le passage d'un mode à l'autre n'est jamais automatique.

Deux modes, et c'est là qu'est notre logique de résilience

Mode local : tout dans la salle

Tout tourne sur notre serveur, dans la salle, derrière notre routeur. Rien ne sort, aucune dépendance extérieure. C'était le mode prévu pour l'événement, avec une version volontairement simple : le partage d'écran vers les murs, et rien d'autre.

Mode hébergé : la roue de secours

Le même outil, sur notre serveur en France. Si le réseau de la salle tombait, nous y repassions, et la salle continuait de recevoir et d'afficher l'information.

Comment on y accède

  • Nous apportons notre propre routeur : il crée le réseau de la salle, et il est autonome
  • Le serveur et l'ordinateur de pilotage y sont reliés par câble
  • Les participants s'y connectent en Wi-Fi, ou par câble s'ils préfèrent
  • Chacun ouvre une adresse web simple à retenir (à Lourdes, mur.easymultidisplay.com) : pas de suite de chiffres à recopier

L'invité de dernière minute, en cinq gestes

  1. Il rejoint le Wi-Fi de la salleAvec le mot de passe donné par l'équipe.
  2. Il ouvre le lienDans son navigateur. Rien à installer, aucun compte à créer.
  3. Il tape le nom de son servicePuis il clique sur « Partager mon écran ».
  4. Il choisit quoi montrerUne fenêtre précise ou tout l'écran. Il valide.
  5. Son écran est sur le murQuelques secondes plus tard. Il arrête quand il veut, d'un clic.

Ce que l'invité n'a pas à faire

  • Aucun logiciel à installer
  • Aucun compte, aucune adresse électronique
  • Aucune alerte de sécurité dans le navigateur
  • Aucun câble à brancher vers notre matériel
  • Aucune formation
  • Aucun son transmis, rien n'est enregistré

Sur le mur

  • Un écran en grand, ou quatre à la fois dans une zone découpée en quatre
  • Une place peut être réservée à un service : son écran arrive toujours au même endroit
  • L'usage reste soumis aux règles de sécurité de chaque service

Pour les techniciens

Sous le capot

Serveur
Un mini-ordinateur sous Linux (Ubuntu), serveur web nginx et PHP, base SQLite, installé par un script unique. Il embarque le serveur de flux vidéo, qui distribue les images sans les recompresser.
Vidéo
Partage d'écran en WebRTC, 1920 × 1080 à 15 images par seconde, codec VP8, environ 2,5 Mbit/s par écran. Une seconde couche allégée, en 960 × 540, sert quand la vignette est petite sur le mur.
Délai
De l'ordre de la seconde entre le poste et le mur, pas de la dizaine de secondes comme en diffusion classique.
Son
Volontairement désactivé : micro coupé, son de l'ordinateur non capturé. Une seule piste vidéo publiée, aucune piste audio.
Réseau
Notre routeur fournit le réseau de la salle, en Wi-Fi et par câble, avec son propre annuaire de noms. Le serveur et l'ordinateur de pilotage y sont reliés par câble.
Adresse et certificat
À Lourdes, les participants ouvraient mur.easymultidisplay.com : une adresse simple à retenir, avec un vrai certificat public obtenu à l'avance, valable même sans Internet le jour J. Elle change à chaque installation.
Sécurité
Le logiciel du mur vérifie l'identité du serveur et refuse de parler à un autre. Sans le lien de la session, on ne voit rien.
Capacité
Mesuré en atelier : 6 écrans partagés en même temps, sans image perdue, environ 6 % de processeur sur le poste qui reçoit. En Wi-Fi, prévoir de l'ordre de 6 à 8 partages à la fois, davantage par câble.

À l'origine, un outil pour les secours

Pourquoi nous avons créé QuickShare.

Aujourd'hui encore, sur un site de crise, les équipes d'un poste de commandement s'échangent des photos par messagerie grand public, entre elles et pour faire remonter la situation. Cela marche, tout le monde le fait. Mais ce sont des téléphones personnels, les images partent chez un hébergeur étranger, personne ne sait qui a reçu quoi, rien n'est horodaté ni conservé pour le retour d'expérience. Et à l'arrivée, l'information reste sur un écran de 6 pouces au lieu d'être sur le mur, devant tout le monde.

Ajoutez la scène qu'on voit à chaque exercice : quelqu'un a la bonne carte ou la bonne photo sur son écran, et aucun moyen simple de la mettre sur le mur. Une clé USB qui se promène, un courriel qui n'arrive pas, une application à installer sur un poste verrouillé, pendant que l'opération avance sans attendre.

Alors nous avons construit l'outil qui manquait. Plus d'un an de travail, avec les gens qui s'en servent pour de vrai, et une règle que nous ne lâchons jamais : zéro formation, zéro installation.

Un SMS, un clic

La personne qui appelle les secours montre ce qu'elle voit.

Elle appelle le 18, le 15 ou le 112. Elle n'a rien d'installé sur son téléphone. L'opérateur lui envoie un SMS, elle clique, et l'image de sa caméra arrive dans la salle, sur le mur si on le décide. L'opérateur peut aussi déclencher à distance une photo en haute définition.

C'est ce qui change tout : qualifier une situation en trois minutes au lieu de trente.

Ce qu'il fait, dans sa version complète

  • L'écran de n'importe qui dans la salle : un lien, un clic, c'est affiché
  • La caméra d'un agent sur le terrain, en direct depuis son téléphone, avec sa position sur la carte
  • La vidéo de la personne qui appelle les secours (le 18, le 15, le 112), sans rien installer : on lui envoie un SMS, elle clique, sa caméra arrive dans la salle. On peut aussi déclencher à distance une photo en haute définition
  • Un drone ou une caméra fixe, dont l'image rejoint les mêmes murs
  • Les photos, les documents et les plans envoyés depuis le terrain, classés par intervention
  • Un talkie-walkie dans le navigateur et une messagerie, pour ceux qui n'ont pas la radio du service
  • Les annotations : on entoure un point sur une image, tout le monde voit la même chose
  • Le compte rendu : à la fin, un rapport PDF avec la chronologie, les photos et les positions

Sans compte à créer, sans rien installer, sur téléphone comme sur ordinateur, et en 27 langues, ce qui sert quand la salle accueille des délégations étrangères. Chacun garde la main sur ce qu'il montre et arrête quand il veut.

Et la sécurité ?

Dans les deux modes, la règle est la même : le moins de données possible, et aucune trace qui traîne.

  • Rien n'est enregistré : par défaut, aucune vidéo n'est stockée. Ce qui n'est pas enregistré ne peut pas fuiter
  • Les images circulent chiffrées entre le navigateur et le serveur
  • On ne tombe pas dessus par hasard : chaque session porte un nom secret, tiré au hasard
  • Il faut une autorisation pour entrer : le serveur délivre un jeton à durée limitée
  • Aucun compte, aucune donnée personnelle : chacun tape un nom de service, c'est tout
  • Et on efface : la session supprimée, tout part avec elle

C'est du logiciel français, hébergé en France, et vous restez propriétaires de vos données. C'est notre métier depuis le début : faire en sorte que la salle continue de voir, quoi qu'il arrive.

Découvrir QuickShare L'essayer (nouvel onglet)

Le plus difficile

La technique a tenu. Le plus dur, c'est le câble qu'on débranche.

Nous préférons tout dire. Dans une salle temporaire, la difficulté n'est pas le mur d'images. Elle est à chaque poste, autour d'un simple câble HDMI. Personne n'est en faute : en opération, on a autre chose à faire que régler un écran.

Des câbles branchés, débranchés, rebranchés

Dans une salle temporaire, les postes bougent. On débranche pour aller en réunion, on rebranche en revenant, et l'image disparaît du mur au pire moment.

Un câble HDMI mal enfoncé

Le défaut le plus simple, et le plus fréquent. Une prise engagée à moitié donne un écran noir, ou une image qui saute.

Une fenêtre qu'on n'arrive pas à placer

L'image est sur le mur, mais pas la bonne. Il faut aider chacun à amener sa fenêtre là où la salle doit la voir.

Dupliquer ou étendre : la confidentialité se joue là

En mode dupliqué, le mur montre tout l'écran du poste. En mode étendu, il ne montre que la fenêtre qu'on y dépose. C'est un réglage qui se montre en deux minutes.

Cela nous a demandé de la patience, et de courir partout, pendant toute l'opération. C'est la part du métier qu'aucune fiche technique ne montre, et c'est pour elle qu'il faut une équipe sur place.

  • Une salle temporaire ne se livre pas : elle s'accompagne, du premier poste branché au dernier
  • Le réglage « dupliquer ou étendre » protège ce qui doit rester confidentiel
  • L'image d'un poste qu'on rebranche revient toute seule sur le mur

Sur le mur

Un compte à rebours pour chaque étape.

Tout au long de l'opération, une zone du mur a affiché un compte à rebours avant chaque étape du programme : l'arrivée à l'aéroport, la prière à la grotte, la messe, les rencontres, la procession aux flambeaux, le départ. À chaque étape son échéance, en grand, sous les yeux de la salle.

  1. Samedi 26 · 19 h 05Arrivée à l'aéroport de Tarbes-Lourdes-Pyrénées
  2. Samedi 26 · 19 h 40Prière à la grotte de Massabielle
  3. Dimanche 27 · 9 hRencontre avec les évêques de France
  4. Dimanche 27 · 11 hMesse sur la Prairie du sanctuaire
  5. Dimanche 27 · 15 h 30Rencontre avec les malades et les hospitaliers
  6. Dimanche 27 · 16 h 45Rencontre avec les religieuses du Carmel
  7. Dimanche 27 · 21 hRosaire et procession aux flambeaux
  8. Lundi 28 · 7 h 40Départ en avion pour Metz

Programme public de la visite. Source, ouverte dans un nouvel onglet : le site officiel du voyage.

  • Un décompte par étape, réglé sur une heure précise
  • De très grands chiffres rouges
  • L'heure du jour et l'heure cible, rappelées en dessous
Reconstitution du dernier décompte, relevé sur le mur le 28 septembre à 4 h 51

Lundi 28 septembre

Le convoi, caméra après caméra.

Lundi, vers 8 heures, nous avions les yeux rivés sur les murs. Il fallait suivre le convoi jusqu'à l'aéroport. Les images se sont relayées : caméras du sanctuaire, police municipale, Police nationale, Gendarmerie.

Un colonel de gendarmerie, tel un chef d'orchestre, nous guidait pour réunir les images des services sur le même plan. Les décideurs, regroupés, le doigt pointé sur un détail, discutaient, puis tranchaient.

Les murs étaient pilotés avec CollectivView, notre logiciel pour les salles où plusieurs services travaillent devant la même image.

Découvrir CollectivView
Les deux murs de la salle affichant le logo de la préfète des Hautes-Pyrénées, un membre de l'équipe devant la scène
Les murs aux couleurs de la préfecture

Vidéo 5 · Fin d'opération

Opération terminée. Le pape a quitté Lourdes.

Lundi matin, le convoi était parti. Les murs affichaient encore les couleurs de la préfecture et de la visite. Le démontage a commencé le jour même.

Deux murs montés en deux jours, plus de 48 heures de service, et une halle rendue comme nous l'avions trouvée.

Vidéo de 9 secondes : les murs aux couleurs de la préfecture, à la fin de l'opération

Vidéo 6 · Le souvenir

Un porte-clés pour chaque compagnon d'aventure.

Léon XIV est le troisième pape à venir à Lourdes. Cela méritait un souvenir. Nous avons fait broder 200 porte-clés « Lourdes 2026 », et nous les avons distribués tout au long de l'événement, autour d'un café, entre deux réglages.

Chacun est reparti avec le sien, jusqu'à la préfète des Hautes-Pyrénées. Nous en étions très heureux. Dans une salle où tout le monde est grave et concentré, un sourire échangé compte aussi.

De l'émotion, et un service rigoureux : c'est ce que nous voulions partager avec nos compagnons d'aventure.

Les porte-clés brodés « Lourdes 2026 », distribués pendant tout le week-end

Confidentialité

Ce que nous voyons, et ce que nous gardons.

Dans cette salle, nous avons eu sous les yeux les écrans de services dont le travail ne regarde qu'eux. Voici ce que cela implique, et ce que nous nous interdisons.

Nous ne recevons que l'image

Un câble HDMI ne transporte que l'image d'un écran. Il ne donne aucun accès au poste, ni à ses fichiers, ni à son réseau.

Rien n'a été enregistré

CollectivView n'a recueilli aucune photo ni aucune vidéo pendant l'événement. Nous n'avons rien gardé de ce qui s'est affiché sur les murs.

Aucune photo de la salle en service

Les photos y étaient interdites. Toutes les images de cette page datent du montage, des essais ou de la fin de l'opération.

Les réseaux restent séparés

Chaque service garde son système d'information. Rien ne les relie entre eux, ni au nôtre. Et l'ordinateur qui pilotait les murs n'avait aucun accès à Internet.

Le matériel

Pièce par pièce.

Du matériel courant, qu'on trouve, qu'on remplace, et qu'on comprend. Rien qui nous lie à un seul fabricant.

Le matériel de la salle de Lourdes, élément par élément
ÉlémentCe que nous avons poséÀ retenir
Écrans18 téléviseurs de 65 pouces, 9 par murReliés en HDMI, sans aucune connexion réseau. Éteints d'un seul geste, pas en dix-huit fois.
StructureSupports Kimex de 3,80 m de haut, sur roulettes avec freinsMarque française, à Bordeaux. Réglage au millimètre. Environ 125 kg de structure, et une centaine de kilos d'écrans.
Contrôleur de mur1 entrée, jusqu'à 16 sorties, réglé en 3 × 3Il répartit une image sur les 9 écrans. De 150 à 200 € selon le vendeur.
Liaison vers les mursTransmetteurs HDMI sur câble réseau100 mètres annoncés sur le boîtier, 50 mètres en pratique avec un bon câble de catégorie 6.
CapturesBoîtiers de capture HDMI à 4 entrées18 ordinateurs affichés. Une même source peut alimenter plusieurs zones.
PilotageUn ordinateur, deux sorties 4K, trois écrans tactiles EloCollectivView. Deux écrans tactiles pour le pilotage, un troisième à la disposition des services. Aucun accès à Internet.
SecoursUn serveur de secours, à côté de l'ordinateur de pilotagePrêt à prendre le relais. Il n'a pas eu à servir.
Télévision de secoursAntenne UHF, carte tuner Hauppauge à deux entrées, clé TNTLes chaînes captées par l'antenne si le flux en ligne tombait. Elle n'a pas servi, mais elle aurait pu.
Salles satellitesMultiprise HDMI 8 entrées et écran tactileJusqu'à 8 ordinateurs sur un écran, de la source seule à la mosaïque de 8.
Recopie5 à 7 écrans de 65 poucesL'image des murs, recopiée ailleurs dans la salle.
Réseau de salleNotre propre routeur et un serveur Linux (Ubuntu)QuickShare hébergé dans la salle, en Wi-Fi ou par câble. Aucun besoin d'Internet.

En images

Du premier câble à la fin de l'opération.

Aucune de ces photos n'a été prise pendant l'événement : dans la salle en service, les photos étaient interdites. Elles montrent le montage, les essais et la fin de l'opération. Et CollectivView n'a rien enregistré : ni photo, ni vidéo de ce qui s'affichait sur les murs.

Retour d'expérience

Ce que nous retenons.

Le besoin grandit

De 8 captures demandées à 18 en service. Chaque service qui voit le mur veut y apporter son image. Il faut un système où ajouter une source se résume à un câble.

Le HDMI réunit ce que les réseaux séparent

Douze entités, ce sont douze systèmes d'information qui ne doivent pas se connecter entre eux. On réunit les images à l'écran, jamais les réseaux.

Un secours derrière chaque maillon

Un serveur de secours, la télévision par antenne, QuickShare dans la salle et sa version hébergée en renfort. Aucun n'a eu à servir, tous étaient prêts. Au pire du pire, nous avions toujours une solution.

Les essais longs font sortir les vrais défauts

Plusieurs des défauts corrigés n'apparaissent qu'après des heures de fonctionnement. Ce sont les jours d'essai qui les ont fait sortir.

L'opérateur garde la main

L'image revient seule quand on rebranche un câble. Mais le logiciel ne relance jamais une source de lui-même, et ne bascule jamais sans ordre. Dans une salle de crise, c'est l'humain qui tranche.

Une salle de crise ne dort pas

Plus de 48 heures de service continu, à deux, en relais. Un événement de cette ampleur se tient 24 heures sur 24 : il faut le prévoir dès le devis.

Au sourire de nos donneurs d'ordre et des participants, nous voulons croire que la prestation est allée au-delà des attentes. La force du collectif.

Beaucoup vendent des salles de contrôle sans y avoir jamais travaillé. Nous travaillons chaque jour, depuis six ans, avec des chefs de salle et des opérateurs.

Rares sont ceux qui ont tenu une salle de cette ampleur, en conditions réelles, pendant plus de 48 heures. Cette expérience profite désormais à chaque salle que nous équipons, de la plus petite à la plus grande.

L'équipe Easy Multi Display
Parlons de votre salle

Vous préparez un événement

Les questions qu'on nous pose.

Combien de temps faut-il pour monter une salle ?

À Lourdes, les deux murs de 9 écrans ont été montés en deux jours au lieu des quatre prévus en théorie, par une équipe de trois personnes. Les structures arrivent sur roulettes et se règlent au millimètre.

Faut-il relier les réseaux des différents services ?

Non, et c'est le principe même du dispositif. Chaque poste donne son image par un câble HDMI. Les systèmes d'information de chaque service restent séparés.

Pouvez-vous agir sur nos postes ?

Non. Un câble HDMI ne transporte que l'image. Nous voyons ce que vous choisissez d'afficher, nous ne pouvons ni piloter votre ordinateur ni lire ses fichiers.

Ce qui s'affiche est-il enregistré ?

Non. À Lourdes, CollectivView n'a recueilli aucune photo ni aucune vidéo. Rien de ce qui s'est affiché sur les murs n'a été conservé.

Peut-on ajouter des sources en cours de route ?

Oui. À Lourdes, la demande est passée de 8 à 18 captures. Ajouter une source, c'est brancher un câble et lui donner une zone sur le mur.

Que se passe-t-il si Internet tombe ?

Les murs, l'ordinateur de pilotage et QuickShare, installé dans la salle, n'ont pas besoin d'Internet. Et si c'est le réseau de la salle qui tombe, nous repassons sur la version hébergée en France, sur décision de l'équipe. Pour la télévision, nous avions prévu une antenne et des tuners.

Et si l'ordinateur de pilotage tombe en panne ?

Un serveur de secours est installé à côté, prêt à prendre le relais. À Lourdes, il n'a jamais eu à servir.

Un invité de dernière minute peut-il montrer son écran ?

Oui : il rejoint le réseau de la salle, ouvre un lien, clique. Rien à installer, aucun compte. S'il n'arrive pas à se connecter en Wi-Fi, nous lui tendons un câble relié à notre routeur. L'usage reste soumis aux règles de sécurité de chaque service.

Qui pilote les murs pendant l'événement ?

Nous, sur place, jour et nuit. À la table de régie, un écran tactile tourné vers la salle permet aussi aux services de modifier eux-mêmes l'affichage.

Mes agents devront-ils apprendre quelque chose ?

Presque rien : brancher un câble HDMI, et choisir entre dupliquer et étendre leur écran. C'est ce second réglage qui évite de montrer sur le mur ce qui doit rester confidentiel. Nous le montrons à chacun, sur place.

Que faut-il à chaque poste ?

Une sortie HDMI, et un câble. Rien à installer sur l'ordinateur, aucun réseau à partager.

Faites-vous aussi des salles définitives ?

C'est notre métier depuis six ans : 28 SDIS, des SAMU, des préfectures. Salle définitive ou temporaire, le matériel et la méthode sont les mêmes.

Nous joindre

Un nom, un numéro.

Easy Multi Display est une entreprise française, installée à Montpellier. Depuis 2020, nous concevons, développons et installons nous-mêmes des murs d'images pour les salles de crise : 28 SDIS, des SAMU, des préfectures.

Guy Condamine, directeur général
+33 6 79 07 55 19

Écrire à l'équipe

Remerciements

Les équipes de la préfecture des Hautes-Pyrénées ont été d'un professionnalisme remarquable.

Un grand merci à Chrystel Abbadie et à Maxime Dutrieux, du SIDSIC de la préfecture (service interministériel départemental des systèmes d'information et de communication), et à Patrice Cano, chef du service des systèmes d'information et de communication du SDIS 65.

Merci à Kimex pour la qualité de ses supports et pour son suivi.

Un événement à sécuriser ? Une salle à monter pour quelques jours ?

Salle de contrôle définitive ou temporaire : nous concevons, nous montons, nous restons à vos côtés.