Résilience

Pro-Résilience : est-ce que ça tient quand ça chauffe ?

Un intégrateur du secteur a publié récemment un post courageux sur les dérives du tout-IP dans l’audiovisuel professionnel. Il ne se fera pas que des amis, mais sur le fond, il a raison.

De notre côté, en salles de crise, on a fait un choix assez simple avec Guy : moins il y a d’intelligence réseau dans la chaîne critique, mieux on dort.

Le tout-IP fonctionne très bien… tant que tout fonctionne. Parfait pour une démo sur un salon ou un post LinkedIn bien lissé. Mais en situation dégradée, dans la vraie vie, on veut pouvoir continuer à afficher, piloter et décider sans dépendre d’une architecture complexe ou d’un prestataire externe au budget martien.

Un opérateur face à un mur d'images en erreur réseau : le scénario que l'architecture Pro-Résilience élimine

Dans les centres opérationnels que nous équipons, on privilégie :

  • des cartes de capture matérielles ;
  • des architectures cloisonnées ;
  • des flux unidirectionnels ;
  • du matériel que l’on maîtrise intégralement.

Nous utilisons nos propres KVM, basés sur Arduino, pour garder une logique de contrôle simple : un poste envoie, l’autre reçoit. Point (TX, RX).

Pas d’usine à gaz. Pas de dépendance réseau critique. Pas besoin d’un ingénieur IP pour redémarrer une salle.

Ce n’est pas anti-IP. C’est Pro-Résilience - et 10 fois moins cher, cela dit en passant. Et réellement sécurisé : aucune surface d’attaque possible hormis physique, notre solution pour mur d’images fonctionne totalement hors réseau.

En salle de crise, la question n’est pas « est-ce moderne ? ». La question est : « est-ce que ça tient quand ça chauffe ? »

Patrice Barrault, co-fondateur et directeur technique d’Easy Multi Display

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